Des experts sénégalais se sont réunis du 18 au 21 octobre dernier à Somone, près de Mbour, pour des échanges et des réflexions intenses sur la politique nationale de recherche scientifique, technologique et d’innovation, a constaté le correspondant de l’APS.
Première étape dans un processus "itératif et participatif", cet atelier avait pour objectif de partager, en vue de son amélioration, le rapport de l’étude sur l’état des lieux du système national de recherche scientifique et technologique.
Il a aussi servi d’occasion pour jeter les bases de l’élaboration de la politique nationale de recherche et d’innovation par la validation des éléments de formulation constitutifs du cadre conceptuel. Organisé sous la houlette du ministère de l’Enseignement supérieur, il a vu la participation d’une quarantaine de participants venant de différentes institutions.
Les communications sur l’analyse critique de l’état des lieux du système national, d’une part, et sur les grandes orientations en matière de recherche du ministère, d’autre part, ont permis aux participants de compléter le diagnostic et de situer les forces et faiblesses du dispositif national de recherche scientifique, technologique et d’innovation, et l’absence de coordination d’un système composé de structures sous tutelle ministérielle différente.
Le Ministère s’engage à associer l’ensemble des bénéficiaires des résultats de la recherche et des innovations scientifiques et technologiques, notamment les industries extractives et de transformation, l’artisanat, l’entrepreneuriat, les structures d’enseignement technique et de formation professionnelle et les différents porteurs de projets d’incubateur.
La communication sur les éléments de formulation de la politique nationale de recherche scientifique et technologique et de l’innovation a suscité un débat contradictoire sur l’approche préconisée pour dresser la liste des axes prioritaires de la recherche et de l’innovation.
Les discussions ont permis de constater qu’il existe plusieurs documents de stratégies qui peuvent sous-tendre l’élaboration d’une politique nationale : DSRP, DPES, SCA, les différents plans stratégiques des institutions d’enseignement et de recherche, les acquis du FNRAA et ceux des projets stratégiques financés dans le cadre du Fonds d’impulsion de la recherche scientifique (FIRST), la création des centres de recherche et d’essai (CRE) et la mise en place de groupes thématiques programmés (GTP).
De l’avis de Nouhou Diaby, conseiller technique du ministre de la Recherche scientifique, les conclusions vont servir "de fil conducteur" à l’élaboration du document de politique nationale.
ADE/ASG